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accueil > dogue allemand du mas de majoulière > historique 1 Notre histoire d'amour
Héros
de l'histoire : le dogue allemand Prologue : Naissance d'une passion Dans les années soixante-dix, j'ai eu envie de visiter une exposition canine. Elle se déroulait en plein air. C'était une journée de printemps pluvieuse et froide comme la Rhénanie peut en produire. Le dogue allemand était déjà dans mon cour, mais uniquement en compagnon de la vie quotidienne. La gentillesse des éleveurs et exposants, l'ambiance chaleureuse, le repas de midi pris en commun, les gâteaux et cafés offerts l'après-midi me firent vivre une expérience inoubliable. Dans la semaine suivante, la décision était prise. Je me mettrai en quête d'un mâle bleu pour expo. Appels téléphoniques, visites d'élevage, comparaison de portée... Enfin, le bébé tant désiré est choisi. Nous sommes jeudi, il faut encore attendre jusqu'à dimanche. Les jours ne passent pas. A l'époque, ni fax, ni e-mail. Il faut donc attendre, attendre, attendre. Quelle émotion de prendre ce petit bout de chou de 7 semaines aux oreilles enrubannées ! Plus il tremblait, plus je le serrais contre mon cour et lui murmurais des mots doux et apaisant dans un français dont il ne comprenait pas le moindre mot !
Voyage chaotique Dès mise en route de la voiture, une BMW d'entreprise neuve..., ma " petite souris " se transforme en " souris volante terrorisée ". Saut à l'avant, retour à l'arrière, montée sur les genoux du conducteur, pattes sur son visage (très pratique pour conduire) bave sur son tailleur, pleurs, hurlements. On s'arrête, on repart, on s'arrête à nouveau, on redémarre. Soudain : silence dans le véhicule. Odeurs inquiétantes : diarrhée sur le siège arrière dont bien sûr la couverture est tombée. Pourquoi n'ai-je pas voulu d'un véhicule de fonction avec un intérieur skai noir -pardon chez M c'est cuir noir- au lieu de ce velours ?) Ma pauvre puce. .. Nous finissons enfin par arriver à la maison.
Les illusions perdues Le temps a passé, " petite souris " est devenu un joli mâle bleu puissant et il va à sa première expo. Stress, inquiétude. Il est bien préparé, mais moi ? Où est sa laisse ? son tapis ? qu'ai-je fait des papiers ?,, Voilà, c'est à lui. Discussion entre le juge et le présentateur. Ils regardent la foule, ils semblent chercher quelqu'un, mais qui ? Ils font un signe - Pourquoi ne jugent-ils pas mon chien au lieu de discuter ? La réponse ne se fait pas attendre, c'est à moi qu'ils font signe. " Madame, vous avez un beau mâle mais il est monorchide, il ne peut participer à aucune exposition et n'est pas confirmable. " Comment, ma petite souris est incomplète ? Mais pourquoi ? Comment ? ce verdict est tombé, irrévocable. Pourtant, il vient d'un des plus grands élevages de bleu de l'époque... Ne t'inquiète pas " petite souris " tu es pour moi le plus beau, le plus grand, l'amour. Et il vécut heureux -pas trop- longtemps malheureusement.
Entêtement " Petite souris " parti rejoindre ses ancêtres au paradis, je réitère ( mon erreur) Coup de cour chez le même éleveur ( à avoir tout faux, autant que ce soit tout tout tout). Un an passe. Première expo. Un juge, devenu entre temps voisin et ami, donne mon chien à l'un de ses amis qui le présente. C'est un sujet exceptionnel avec une présentation superbe. Cachée dans la foule, j'attends. Suspens Le juge fait ses commentaires : éloge sur éloge. " Les dents SVP " Eh oui, les dents... Devant OK. Sur les côtés : le juge passe et repasse les doigts, à droite, à gauche, à droite, à gauche, Il se relève, regarde le chien, recommence. Le public a déjà compris. Notre juge, séduit par les qualités de ce mâle qu'il voyait certainement déjà saillir ses meilleures femelles, stigmatise publiquement un éleveur qui a vendu à un exposant -qu'il n'a pas encore vu car je suis bien cachée- un beau chien qui ne vaut rien pour les expos. C'est de l'escroquerie. Outré, il appelle au micro le propriétaire pour connaître le nom de l'indélicat. Je rentre dans le ring, félicite mon chien et sors la tête haute, sans un mot. Qu'ajouter quand l'auteur lui-même du méfait se qualifie publiquement " d'indélicat " ! 18 ans après, ce juge ne m'avait toujours pas pardonné ! Mon bébé ne vécut à nouveau que 4 ans et nous quitta, comme " cette souris " d'une cardiomyopathie dilatée. C'était trop. Epilogue La passion reste intacte mais l'entêtement est néfaste. La beauté éphémère est dangereuse et ne respecte pas les devoirs de l'éleveur envers le dogue. accueil > dogue allemand du mas de majoulière > historique 1
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