UNE VRAIE VIE DE CHIEN
Mes dogues vivent ensemble, en liberté. Pas de chenil, pas de Box. Ils mènent leur vie à leur guise, entrant et sortant comme ils le souhaitent.
Mâles et femelles ne sont séparés que le temps des chaleurs, afin d'éviter toute saillie indésirable.
Ils mangent ensemble, une seule fois par jour, le matin. Je donne du steak de boeuf haché, des pâtes et des légumes, du fromage et des oeufs. Chacun a sa gamelle. Je reste à côté le temps du repas car Maui est vorace et Jéroboam très lent. Il suffit de regarder leur tour de taille pour savoir qui vole la gamelle de l'autre dès qu'il le peut !
Ensuite, ils font ce qu'ils veulent, je veille à ce qu'il n'y ait pas trop d'agitation, j'isole éventuellement le perturbateur.
La plupart du temps, ils sont dans le bureau, à côté de moi. Dès que le téléphone sonne, ils se précipitent pour monter sur mes genoux, mettre la tête sur le téléphone, me pousser pour prendre mon siège, sachant, comme les enfants, que je ne peux pas trop crier lorsque je suis occupée. Si la communication dure, ils poussent le bras qui tient le combiné et, si je persiste ils mettent simplement la tête sur l'appareil, coupant ainsi la communication.
Ils haïssent l'ordinateur. " Comment puis-je passer des heures à caresser un clavier alors que, dans le même laps de temps, je pourrais les caresser ? " pensent-ils probablement.
Pour me faire plaisir, ils lèchent l'écran, y mettent le museau pour sentir et surtout, posent la tête sur le clavier, en général lorsque je n'ai pas enregistré mon travail.
C'est souvent à ce moment que vient le chat. Il marche allègrement sur les touches et, si les données n'étaient pas encore perdues, il les envoie directement à la corbeille (dans le meilleur des cas)
Les dogues dorment ensemble, sur leur lit qui ne fait que 90 cm de large. De tout bébé, ils dorment en tas, y compris dans le jardin ou la voiture. Si bien que je n'ai pas de mal à voyager avec eux..
Régulièrement, ils vont en promenade en forêt et trottent, pratiquant ainsi un exercice salutaire.
Grâce à cet entraînement, ils courent lors de manifestations humanitaires comme le Téléthon ou les Virades de l'espoir.
Nous partageons tout mais cela a l'inconvénient de ne pas pouvoir les laisser seuls.
Dès que je m'éloigne, ils hurlent et pleurent pendant des heures. (pourtant, je sais très bien leur faiRe faire les exercices d'habitude à l'absence du maître...Mais, c'est bien connu, nul n'est prophète en son pays !)
Ils devinent lorsque je dois partir en voiture et se couchent devant ou derrière, m'empêchant de démarrer sans eux..
Je les qualifierai de pots de colle, d'exclusifs, de compagnons fidèles et fiables, en un mot, de